Couleur de la vie

07 septembre 2019

Rome et le futur de l'entreprise

Dernièrement, j'ai suivi un colloque à Rome pour y suivre un meeting où le problème du numérique pour l'entreprise a été sur toutes les lèvres. Il faut dire que ce sujet est désormais devenue une sorte d'incontournable, dans ce type d'événement. La mutation digitale est en effet devenue le nouveau credo des entreprises qui se veulent compétitives, surtout dans le contexte de l’évolution des marchés et des comportements des clients. Pourtant, cela ne signifie pas qu'elles le font efficacement, et bon nombre d'entreprises n'arrivent pas encore à mes yeux à prendre ce tournant avec efficacité. Parce que le challenge ne se limite pas, comme certains semblent le penser, à la mise à jour d'un site web ou la conception d'une application mobile. L'évolution numérique réclame l’intégration du le digital dans l'ADN même de l’entreprise, ses fondations et ses liens avec ses clients. Il est aujourd'hui indispensable de capter de nouveaux segments et combler au mieux les envies d’une société connecté en continu et dont les comportements évoluent sans cesse. Cela impose un changement important  au niveau des pratiques que des métiers en entreprise. Cela impose une vraie adhésion des employés. L'entreprise doit reconsidérer l’impact des médias sociaux, du cloud et de tant d'autres innovations d'après une logique de renforcement des processus de métiers et de la marque. La révolution digitale impose une organisation en interne et une relation avec son environnement, notamment avec ses utilisateurs, ses distributeurs et ses employés. Et pour mettre en place ce processus, certaines règles sont cruciales : réaliser une veille constante sans pour autant se disperser face aux possibilités de la technologie, et se se baser sur des objectifs judicieux. L’innovation apparaît véritablement décisive pour distancer ses concurrents. Et ce que je retiens de ce séminaire à Rome, c'est qu'il est aujourd'hui nécessaire de mettre en oeuvre une culture d’innovation en entreprise en appuyant les initiatives. Les employeurs doivent convier l’ensemble des salariés à faire preuve de créativité et faire preuve d'initiative. Et comme l’innovation est souvent génératrice de peur et une réticence au changement compliqué à résorber, la partie des ressources humaines a un travail majeurdans ce domaine : elle doit réfléchir pour impliquer chacun dans cette nouvelle manière de vivre l'entreprise. Plus d'information sur ce séminaire entreprise à Rome en allant sur le site web de l'organisateur.

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03 septembre 2019

Facebook est gentil

Mark Zuckerberg est un homme de résolutions. En 2017, il proposait de réparer Facebook -une ambition qui s'est avérée bien difficile à tenir. En 2016, il décidait d'aller visiter tous les États américains. Les années précédentes n'étaient pas moins riches de promesses: Mark Zuckerberg voulait fabriquer sa propre intelligence artificielle, apprendre le mandarin, lire un livre par mois ou encore, ne manger que des animaux tués de ses propres mains, ce qui avait fini par un statut Facebook historique le 4 mai 2011: «je viens juste de tuer un porc et une chèvre!». Cette année, Mark Zuckerberg se donne un défi tout aussi physique, mais a priori moins sanglant: animer des débats publics sur les problèmes de Facebook et, plus largement, sur la technologie dans la société. «Régulièrement, je parlerai avec des dirigeants, des experts et des membres de notre communauté et j'essaierai différents formats pour que cela reste intéressant. Celles-ci seront toutes publiques, soit sur mes pages Facebook ou Instagram, soit sur d'autres supports.» explique le PDG. Changement de posture Cette ouverture au dialogue a des airs de repentance: Mark Zuckerberg semble assumer la part de responsabilité dans les nombreux problèmes survenus chez Facebook ou à cause de Facebook cette année - en vrac: les problèmes de propagation de la désinformation, notamment poussée par des puissances étrangères, les attaques violentes menées par les lobbyistes de Facebook contre leurs opposants politiques ou encore le fait d'avoir masqué la fuite de millions de données personnelles... Mark Zuckerberg évoque une excuse particulière: «Je suis ingénieur et j'avais l'habitude de développer mes idées en espérant qu'elles parlent d'elles-mêmes. Mais étant donné l'importance de ce que nous faisons, cela ne peut plus fonctionner ainsi» note-t-il. «Je vais me mettre en avant, beaucoup plus que je n'apprécie de le faire, et participer davantage à certains de ces débats». Ce malaise à parler en public s'est manifesté de nombreuses fois au cours d'une année où le PDG a été contraint de s'expliquer sur de nombreux scandales. Lors de témoignages devant le Congrès américain, il est apparu répétitif et évasif, poussé dans ses retranchements. Il a également eu beaucoup de mal à s'extirper d'une formulation laissant entendre que le négationnisme devait être autorisé sur Facebook. Il s'est enfin largement isolé pendant les multiples périodes de crises et a rejeté la demande de comparution d'une commission parlementaire internationale, lui demandant de s'exprimer au sujet du scandale Cambridge Analytica. Mais soudainement, Mark Zuckerberg accepte de prendre la lumière. Ce changement de posture n'est pas anodin: Mark Zuckerberg est plus que jamais contesté au sein même de son entreprise. Plusieurs actionnaires ont demandé que le PDG soit destitué de ses fonctions. Certains ont porté plainte contre le PDG et le directeur financier de Facebook pour avoir menti dans certaines déclarations. Une ribambelle de cadres exécutifs ont quitté le navire cette année, les crises se succédant à un rythme intenable. Les journaux américains publient des révélations embarrassantes à répétition. Cette résolution montre toutefois que Mark Zuckerberg est loin de vouloir céder sa place: bien au contraire, il poursuivra le dialogue, et à ses conditions. Rhétorique La litanie de questions que Mark Zuckerberg évoque en guise d'exemple de réflexions à venir dresse en fait une opposition simpliste pour que Facebook n'ait jamais le mauvais rôle. «Voulons-nous que la technologie continue d'offrir un porte-voix à chacun [sur Facebook, donc, ndlr], ou voulons-nous que les gardiens traditionnels du pouvoir contrôlent quelles idées peuvent être exprimées?». «Dans un monde où beaucoup de communautés sont affaiblies, quel rôle peut jouer Internet [et donc, toujours Facebook, ndlr] pour renforcer notre société?». Autre exemple: «pouvons-nous construire une technologie qui crée plus d'emplois plutôt que de simplement construire une IA pour automatiser les tâches des gens?». Si l'on suit la logique derrière ces formulations, cela revient quasi systématiquement à demander si l'on préfère des technologies mortifères ou bien des technologies sympas et, tout simplement, Facebook. La rhétorique de Mark Zuckerberg est imprégnée de cette opposition entre gentils et méchants: le PDG et son entreprise n'ont eu de cesse de l'employer pour dénoncer les ingérences russes ou les tentatives de manipulation de «mauvais acteurs». Elle guide aussi visiblement le travail de modération des commentaires sous la publication Facebook du PDG. Ne sont gardés que les encouragements gentils. Les méchants sont eux, moins mis en avant ou laissés à Twitter, que le réseau social ne peut pas modérer. De quoi donner une idée de la teneur à venir des débats avec M. Zuckerberg. Le député britannique Damian Collins n'a d'ailleurs pas manqué d'accueillir ironiquement la résolution du PDG, rappelant que Mark Zuckerberg était toujours le bienvenu pour s'exprimer devant le parlement britannique: «Nous pouvons vous aider Facebook! Mark Zuckerberg peut commencer son grand tour de conversations sur la technologie en passant par Londres pour répondre aux questions du Parlement» a-t-il posté sur Twitter.

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21 juin 2019

La dette du village

Il y a quelques jours, j'ai assisté à un meeting économique à Orléans où un intervenant a raconté une anecdote que je vais essayer de vous résumer. Il était une fois un entrepreneur à succès. Celui-ci régissait une entreprise en pleine croissance qui enregistrait chaque année de jolis bénéfices. Ce succès lui donnait la possibilité de partir régulièrement en vacances dans les endroits les plus branchés et de se payer tous les deux ans une nouvelle Ferrari. Mais un jour, face à l'évolution du marché, les bénéfices de l’entreprise se sont mis à régresser. Le choc fut violent. Le directeur n’osait pas avouer à sa famille que son entreprise connaissait de sérieuses difficultés. Il n'acceptait pas l'idée que leurs vacances puissent être moins grandioses et qu'ils n'allaient plus pouvoir s'offrir de Ferrari. Alors un ami, qui avait eu le même problème et assurait avoir trouvé une solution miracle, lui fit découvrir le monde magique du crédit. Notre entrepreneur se mit alors à emprunter beaucoup d’argent afin de conserver intacte sa façon de vivre. C'était tellement facile. Il suffisait d'utiliser les promesses de relance de croissance des bénéfices comme gage pour décrocher autant d'emprunts qu'il le souhaitait. Ainsi les vacances dans les îles lointaines restèrent d'actualité. En apparence, rien n'était changé. Mais derrière, les dettes devenaient chaque jour plus difficiles à honorer. Les crédits accroissaient d'une part la somme totale, mais ils évitaient aussi d'autre part à notre homme de prendre acte du dépérissement de son entreprise. Comme vous pouvez vous en douter, cette histoire s'est mal terminée, et pour cet entrepreneur, et pour son entreprise, et pour sa famille. Cette triste histoire n'a rien d'anodin. Elle explique en fait parfaitement la croissance en Occident et son endettement au fil de décennies de ralentissement économique. Attention, je ne prétends pas que toutes les dettes sont forcément négatives : l'intervenant de ce meeting a d'ailleurs lui-même mis en lumière que les dettes contractées pour financer des investissements productifs ne posent pas de souci. En effet, dans ce cas, l’investissement en lui-même fait croître le potentiel de croissance et conduit au remboursement des dettes. Pour cette raison, un réaménagement routier ou des voitures moins gourmandes en carburant peuvent foncièrement être financés au moyen d'emprunts. Mais à partir du moment où les dettes sont contractées pour financer une consommation courante, il y a péril en la demeure. Et c'est ce péril auquel nous sommes aujourd'hui confrontés. Davantage d'information sur l'organisation de séminaire à Orléans en cliquant sur le site web de l'organisateur.

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06 juin 2019

Brexit: Démissions En Série Au Gouvernement Britannique

Theresa May s'est présentée ce 15 novembre devant les députés alors que son gouvernement est plongé dans une grave crise. Elle a été accueillie au cri de « démission » de part et d’autre de la Chambre des communes. Elle a commencé par rappeler que le document approuvé mercredi n’était pas l’accord final mais un projet d’accord. La dirigeante a aussi défendu le filet de sécurité, le fameux « backstop » négocié pour éviter le retour d’une frontière physique entre les deux Irlandes en expliquant qu’il n’existe pas d’accord de Brexit n’incluant pas cette assurance et qu’il aurait été irresponsable de sa part de rompre la promesse de l’accord de paix en Irlande. Theresa May a reconnu que les négociations avaient été « frustrantes » mais qu’elle continuait à croire qu’un accord dans l’intérêt national est possible. Theresa May a martelé à nouveau les choix qui s’offrent au pays : un retrait de l’Union européenne sans accord, voire pas de Brexit du tout, ou bien son plan. En clair, la dirigeante a fait ce qu’elle pouvait et son plan est la meilleure solution pour respecter le souhait des Britanniques lors du référendum. 4 ministres démissionnaires Le ministre du Brexit, Dominic Raab, la secrétaire d'Etat du Travail et des Retraites, Esther McVey, le secrétaire d'Etat à l'Irlande du Nord, Shailesh Vara et la sous-secrétaire d'Etat chargée du Brexit, Suella Braverman, ont tous démissionné ce 15 novembre au matin. Dominic Raab estime que le plan négocié par Theresa May en prévoyant un alignement réglementaire plus poussé pour l’Irlande du Nord menace l’intégrité du Royaume-Uni. Pour sa part, Esther McVey ne peut soutenir un plan qui lie trop étroitement le pays à l’UE et ne respecte pas le résultat du référendum sur le Brexit. Au moment où Theresa May pensait avoir repris temporairement la main en arrachant le soutien de son gouvernement avant d’affronter un Parlement hostile à son projet d’accord, Dominic Raab suivi par Esther McVey ainsi que deux secrétaires d’Etat font s’écrouler à nouveau le fragile château de cartes échafaudé par la Première ministre. Depuis ces annonces, la dirigeante est confrontée à des appels à la démission de toutes parts : conservateurs mais aussi travaillistes pro comme anti-Brexit estiment que ce texte d’accord est mort-né et certains appellent à un gouvernement d’unité nationale, d’autres à des élections générales. Un député pro-Brexit réclame un vote de défiance Le député conservateur pro-Brexit Jacob Rees-Mogg a réclamé ce jeudi un vote de défiance contre Theresa May. Lle député, qui est à la tête du puissant groupe parlementaire eurosceptique European Research Group (ERG), éreinte le projet d'accord. « Le projet d'accord de divorce (avec l'Union européenne) présenté au Parlement aujourd'hui s'avère pire qu'attendu et échoue à remplir les promesses faites à la nation par la Première ministre », écrit Rees-Mogg, dans le courrier adressé au président du comité 1922, responsable de l'organisation interne des Tories.

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23 avril 2019

Le plaisir de cuisiner

Dernièrement, je me suis rendu pour y suivre un cours de cuisine. Ca n'est peut-être pas surprenant à vos yeux, mais lorsque j'en ai parlé à ma belle-mère, elle a tellement ri qu'il prenait ça pour un miracle. Parce que il y a encore quelques mois, il y avait autant de chances que je cuisine que d'entendre Cyril Hanouna dire un truc intelligent. J'ai toujours détesté tout ce qui touchait de près ou de loin à la cuisine. Je laissais ma femme se charger des fourneaux (quitte à accepter toutes les autres corvées ménagères pour compenser. je m'essayais à la cuisine, j'étais comme  un bébé de trois mois à qui on demanderait de résoudre une équation de second degré. Les rares fois où ma chère et tendre me demandait un coup de main en cuisine, elle jetait l'éponge généralement. Quand j'avais fini, il y en avait jusqu'au plafond. Ca se terminait toujours de la même manière :. Elle croyait même que je faisais exprès. Aujourd'hui, je ne saisis plus trop mon comportement. Le fait de cuisiner prenait d'emblée des proportions énormes. Je doutais de moi pour les actes les plus élémentaires. Un jour, pourtant, j'ai eu comme un déclic. . Simplement, c'est arrivé, comme ça. Sur un coup de tête, l'envie m'a pris de préparer le repas de famille. Rien de très difficile, a priori : du cabillaud. Ca a été une telle catastrophe au point que l'on a tout mis à la poubelle, mais trois jours plus tard, j'ai fait une seconde tentative. Et le surlendemain. Et le jour d'après. Ma femme a perdu deux kilos en une semaine car j'étais un cuisinier déplorable, mais lentement, je me suis amélioré. Du coup, ma femme a décidé de combler mes lacunes en m'offrant ce cours de cuisine. Je n'y suis peut-être pas devenu un un cuisinier d'exception, mais j'en suis ressorti aussi fier qu'un gamin devant son premier diplôme ! Pour plus d'informations, allez sur le site de ce de atelier de cuisine .

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19 avril 2019

Le Brexit et le Frexit

Empruntée à Stéphane Boujnah, le patron d'Euronext qui nous accorde cette semaine un long entretien sur les conséquences pour la Bourse paneuropéenne du veto de Bruxelles sur la fusion entre le London Stock Exchange et Deutsche Börse, ce détournement de la formule du romancier britannique, génie de l'absurde, fera sourire. Elle n'en sonne pas moins assez juste et devrait plutôt inquiéter. Le 29 mars, "the D-DAY" Engagé officiellement par Theresa May mercredi 29 mars, le même jour - la coïncidence n'en est peut-être pas une - que l'annonce de l'échec du mariage des Bourses de Londres et de Francfort, la négociation sur le Brexit sera dure et fait entrer l'Europe dans une longue période d'incertitude. Elle sera dure parce que face à l'impréparation des Britanniques sur les conséquences de la sortie de l'UE, les Européens ont fixé un cadre procédural et un calendrier très clair et très précis. Brexit veut dire Brexit, et cette séparation ne pourra pas ne pas avoir des conséquences très concrètes, dont l'échec de la fusion DB-LSE est un premier signe (lire page 8). Il aurait quand même été ubuesque que la City de Londres garde ainsi un pied dans la zone euro en devenant le siège de la principale bourse continentale par son poids capitalistique. Au-delà des questions de concurrence qu'aurait posé cette fusion, c'est une question de cohérence. Après le Brexit, il n'y aura plus de continuité réglementaire entre Londres et le continent. Cela fait des années que la City domine la finance européenne en imposant à Bruxelles le cadre réglementaire qui lui est le plus favorable. Avec le Brexit, cela va nécessairement se rééquilibrer et ce sera à l'Europe de saisir cette opportunité pour renforcer l'attractivité globale du continent et développer ses places financières en bénéficiant de l'avantage du passeport européen que vont perdre tous les acteurs financiers installés au Royaume-Uni. Pour l'instant, Francfort et Dublin se détachent nettement pour accueillir l'exode des banques internationales de la City, la première parce qu'elle héberge le siège de la BCE, et la seconde parce qu'il n'y a pas de barrière linguistique. Paris reste considérée comme une place financière de seconde zone, même si la métropole française est sans doute la plus attractive par sa qualité de vie. La France souffre aussi d'une image négative dans le monde anglo-saxon en raison de sa lourde fiscalité et de son instabilité réglementaire. L'inconnue des élections présidentielles de 2017 ajoute à la confusion, alors que la possible victoire de Marine Le Pen agite le spectre du Frexit et de la sortie de l'euro. Jamais une élection présidentielle n'a été au coeur d'enjeux aussi essentiels Quel que soit celui qui sera opposé à la candidate du Front National au second tour, le vote du 7 mai va se transformer de facto en référendum pour ou contre le maintien de la France dans l'Union européenne, et pour ou contre le retour au franc. Pour les souverainistes, le Brexit légitime leur revendication d'une sortie de l'euro. Il s'agit d'un leurre dangereux. Même improvisé, le divorce du Royaume-Uni et de l'Union européenne ne s'accompagne pas de l'aventure d'un changement de monnaie aux conséquences imprévisibles ; par ailleurs, le Brexit ne rime pas avec repli sur soi de la Grande-Bretagne : au contraire, le gouvernement conservateur croit plus que jamais aux vertus du libreéchange et développe une stratégie de « Global Britannia », aux antipodes des discours du Front National qui ne cesse de dénoncer les « mondialistes ». Brexit et Frexit, ce n'est donc pas identique D'un côté, on a une Grande Bretagne qui va se redéployer à l'international et tenter de sortir par le haut de la négociation à grands risques engagée avec l'Union européenne - et l'on peut compter sur le flegme et le pragmatisme britanniques pour limiter la casse et trouver un nouvel équilibre dans le jeu mondial, y compris dans ses relations avec une Union européenne qui a l'occasion de se redéfinir. De l'autre, il y a une volonté de détruire tout ce qui a été bâti au cours de soixante années de construction européenne, sans proposer aucune stratégie alternative pour une France qui se retrouverait isolée et repliée sur elle-même, avec une monnaie dévaluée, une industrie et des épargnants ruinés. Il reste cinq semaines aux Français pour choisir. Le 7 mai, le visage qui apparaîtra à 20 heures sur les écrans de télévision déterminera le destin du pays.

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20 février 2019

Comment aller sur Mars

Aujourd'hui, lors d'un appel téléphonique avec l'astronaute Peggy Whitson à la Station spatiale internationale, le président Trump a dit en plaisantant qu'il espérait que la NASA débarquerait des astronautes sur Mars d'ici la fin de son premier mandat en 2020. De toute évidence, ce délai est totalement déraisonnable pour une agence qui a déjà pris du retard sur son plan pour se rendre sur Mars d’ici 2030. Arriver sur Mars sera extrêmement difficile, avec beaucoup de pièces en mouvement qui doivent toutes s’emboîter parfaitement. Voici une liste de tâches à accomplir par la NASA d'ici 2020: Terminer la fusée. Le très puissant système de lancement spatial de la NASA ne volera pas avant fin 2018 ou début 2019. Cela ne nous laisserait pas beaucoup de temps pour les vols d'essai avant de pouvoir l'utiliser pour blesser les astronautes lors de leur très long et hypothétique voyage sur la planète rouge en 2020. Assurez-vous que personne ne mourra. Le trajet vers Mars prendra probablement six à neuf mois. C’est beaucoup de temps pour un corps humain de souffrir en apesanteur, ce qui détruit notre les os et les radiations de l'espace lointain, qui causent le cancer et des dégâts dans notre cerveau et éventuellement dans notre cœur. Sans parler des risques liés à l'ennui. Construire un espace RV. En parlant de bonkers, pouvez-vous imaginer passer plusieurs mois entassés dans ce minuscule vaisseau spatial avec vos collègues astronautes? Non, car la capsule Orion est destinée aux voyages courts. Pour les voyages plus longs, tels que Journey to Mars long, les astronautes vont avoir besoin d'un habitat plus grand comprenant une radioprotection, des systèmes de survie, le recyclage de l'eau, le stockage des aliments et une salle de bains fonctionnelle. La NASA n'a pas encore sélectionné de modèle pour l'habitat, et encore moins commencé à en construire un. Sarah Fecht / Science populaire À l'intérieur de la capsule d'Orion Nous allons avoir besoin d'un plus gros vaisseau spatial pour la course vers Mars. 4. Nourrissez les astronautes. Vicky Kloeris, qui nourrit les astronautes de la Station spatiale internationale, nous a confié qu'il n'était pas si facile de concevoir de la nourriture pour Mars. Il y a des preuves que les radiations dans l'espace lointain vont dégrader la nourriture, la rendant dégueu mais aussi moins nutritif. 5. Développer des communications plus rapides. Selon l'alignement des planètes, le signal peut prendre jusqu'à 24 minutes pour se déplacer entre la Terre et Mars. C'est tout simplement trop long à attendre si vous avez des astronautes en attente d'instructions ou en cas d'urgence. 6. Réaligne les étoiles. La Terre et Mars tournent autour du soleil à différentes vitesses. Mars est donc parfois plus proche ou plus éloigné de nous, en fonction de l'alignement des planètes. La NASA aime lancer des missions à peu près au moment où Mars est le plus proche de nous. Ces dates arriveront en juillet 2018 et en octobre 2020. Donc, si nous voulons arriver sur Mars avant la prochaine élection présidentielle, nous ferions mieux d'être emballés et prêts à partir d'ici le milieu de l'année prochaine. Aucun problème! 7. Déterminez le plan d'évacuation. Le président n'a rien dit à propos de ramener nos explorateurs sur Mars après, mais si nous voulons que nos astronautes reviennent, nous devrons envoyer un véhicule en fuite qui pourra les ramener de la surface de Mars à leur VR dans l'espace lointain. Ce serait probablement un véhicule Mars Ascent spécialement conçu avec un réservoir de carburant plein. Nous n'avons pas encore de design pour cela, mais rien de grave: concevoir des fusées est totalement économique, facile et rapide. Suivez le lien pour en savoir plus sur ce bapteme en apesanteur.

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19 février 2019

Réussite ou échec de Trump

Certains économistes se moquent de l’idée que nous assistons actuellement à un «boom Trump». Le taux de chômage était déjà en baisse sous Obama, même avec un ralentissement de la croissance du produit intérieur brut. Trump aime se vanter que le chômage chez les Afro-Américains et les Latinos a également chuté, mais cette tendance a également commencé sous le gouvernement précédent. "Lorsque vous entendrez à quel point l'économie se porte bien en ce moment, rappelons-nous quand cette reprise a commencé", a déclaré Obama en septembre à l'université de l'Illinois. Trump, bien sûr, avait fait campagne pour résoudre ce qui a peut-être été la plus grande énigme économique du XXIe siècle: les salaires stagnants. "Nous allons augmenter vos salaires et vos salaires," a-t-il déclaré lors d'un rassemblement en Floride en 2016. Et son administration a doublé sa promesse, promettant que la facture de l'impôt du GOP augmenterait les salaires de 4 000 à 9 000 $. Cela n’est pas arrivé. Selon la dernière estimation du Département du travail, les salaires horaires moyens ont légèrement augmenté d’année en année, mais ils ont à peine suivi le rythme de la hausse du taux d’inflation, bien que le dernier rapport sur l’emploi indique une augmentation salariale hebdomadaire de 3,4%. Des hommes d’affaires tels que Simmons affirment avoir distribué de modestes augmentations au cours des dernières années, principalement parce que la concurrence dans leurs industries est brutale: "Vous devez encore contrôler les coûts", a déclaré Simmons. Selon Bloomberg News, Un sondage interne commandé par le Comité national républicain en septembre a révélé que plus de 60% des électeurs considéraient désormais que la facture d'impôts était bénéfique aux "grandes entreprises et aux riches Américains" par rapport aux "familles de la classe moyenne". «Je pense que les gens sont très sages. À propos de la réduction d’impôt, ils cherchent qui a reçu l’argent et disent: «Attendez, je n’ai rien vu», a déclaré Goolsbee. «L’observateur moyen n’a pas tort de penser que c’était une aubaine pour les entreprises mais pas pour les travailleurs.» Autre préoccupation: la vigueur de l’économie ne permet pas aux travailleurs «découragés» de réintégrer le marché du travail aussi rapidement que prévu par les décideurs de la Maison-Blanche. (À l'époque Obama, alors que le nombre de ceux qui avaient cessé de chercher du travail avait augmenté à la suite de la Grande Récession, la blague républicaine habituelle était que le taux de chômage officiel passerait à zéro car chaque demandeur d'emploi se retirerait du marché du travail. .) Les données les plus récentes, jusqu'en septembre, montrent que, d'année en année, le nombre de travailleurs découragés n'a pas diminué, ce qui suggère que l'économie n'est peut-être pas encore assez forte pour attirer davantage de personnes sur le marché du travail. C’est important, car les travailleurs découragés, ainsi que les travailleurs à temps partiel qui souhaitent travailler à plein temps (appelés «sous-employés»), peuvent déprimer les salaires.

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30 novembre 2018

De l'assurance d'un vol en Mirage

Les gens prennent divers régimes d'assurance essentiellement pour éviter toutes sortes de pertes ou de dommages inattendus à des choses associées financièrement. En matière d'assurance aéronautique, elle couvre essentiellement l'avion et son intérieur. Dans la plupart des cas, l'assurance accident du passager et la responsabilité du propriétaire sont également couvertes. En revanche, dans certains cas, l'État a besoin que les exploitants et les propriétaires disposent d'un plan couvrant à la fois les opérations et les avions. Même la couverture d'assurance, la responsabilité civile doit être couverte pour que la responsabilité soit assumée par une tierce personne qui subit un préjudice ou une perte en raison de l'exploitation de l'aéronef. L'assurance aéronautique joue un rôle essentiel en cas d'accident d'aéronef pouvant entraîner des pertes énormes pour les personnes concernées. Par conséquent, il est toujours conseillé de prendre une couverture aéronautique capable de récupérer au mieux les lourdes pertes subies par la population. Le montant de la perte de dommages subie dans tout accident d'avion sera couvert par la compagnie conformément aux conditions de la politique aéronautique prise par la victime. Rappelez-vous que ce type d'assurance est indispensable pour surmonter les pertes ou les dommages imprévus. Voici quelques méthodes simples pour acquérir une assurance aviation. De nombreux courtiers vous contacteront si vous avez décidé de prendre une assurance aviation pour assurer votre avenir. Ils vous aideront à postuler facilement à la couverture aérienne, après quoi la société vérifiera soigneusement vos antécédents financiers pour évaluer les risques liés à votre assurance. Le montant de la prime ne sera décidé qu'après acceptation et enquête de tous les éléments de risque impliqués. Vos dépenses d'assurance seront plus chères si le montant de risque impliqué est plus élevé. Au cas où vous ne seriez pas prêt à payer le montant décidé pour la prime, vous pouvez simplement parler à l'entreprise dans laquelle ils peuvent soit rejeter votre demande, soit envisager d'accepter des négociations. Notez que le montant de la prime est décidé seulement après avoir pris en compte divers facteurs, dont le type de l'aéronef, les qualifications du pilote concerné et la nature de l'exploitation de l'aéronef, que son fonctionnement soit pour le plaisir ou pour les affaires. Vous pouvez consulter les différents types de plans de couverture aéronautique proposés par diverses sociétés et mettre en œuvre la politique qui répond le mieux à vos besoins et à vos exigences. Rappelez-vous que lorsque vous prenez la couverture de l'aviation, assurez-vous de lire attentivement tous les termes et conditions pour éviter toute confusion ultérieure. Davantage d'information sur ce vol en Mirage en suivant le lien.

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14 novembre 2018

Femmes : de la prison à la liberté

Pendant que nous étions en prison, à l’extérieur, vous faites des choses magnifiques. travail. Le projet de loi - parce que ces choses filtrent même en prison - le projet de loi a été adopté, après de nombreuses années, sa deuxième lecture. C'est quelque chose, mais vous, les femmes, pas plus étudié la procédure parlementaire que certains jeunes libéraux Les députés. Ne pensez pas trop à la deuxième lecture du suffrage des femmes facture. Nous savons, qui comprennent la procédure parlementaire, que cela signifie peu ou rien; que si nous obtenons jamais au-delà de cet état, nous les femmes devons faire dix fois plus que nous avons fait dans le passé pour garantir que le projet de loi parviendra à un troisième lecture. Pendant que nous étions en prison, j'apprends que vous avez eu deux élections partielles. On est fini, et une grande défaite au gouvernement libéral, la seconde n'est pas conclue, donc nous les femmes qui poussent proverbialement pousseront encore jusqu'à ce que nous connaissions le résultat, mais je comprends que demain nous devons y aller le long, nous les femmes qui ont été dans la solitude depuis si longtemps, et faisons ce que nous pouvons pour infliger au gouvernement autre défaite. Je comprends que les membres du gouvernement disent que nous devons manifester comme les hommes l'ont fait avant d'obtenir le vote. Eh bien, la nuit avant mon arrivée à Londres, nous avons fait une démonstration dans le Yorkshire, sur le site historique de la grande francophonie. démonstration de guerre dans les années soixante. Sur Hunslet Moor à Leeds des milliers d'hommes démontré quand ils agitent pour la franchise. La nuit avant mon arrivée jusqu’à Londres pour le Parlement des femmes, nous avons organisé une procession à Leeds. Eh bien, je pense que tout Leeds a pris part à la procession. Après la procession, avec nous nous sommes retrouvés à Hunslet Moor où M. Herbert Gladstone nous avait conseillé de rencontrer, et les vieillards à Leeds qui se souvenaient de cette agitation a dit que jamais dans le histoire de toute agitation pour la réforme avait tant de gens rassemblés sur Hunslet Moor, telle que rencontrée là-bas cette nuit-là. Mais nous, les femmes, parce que nous sommes des femmes, devons faire beaucoup plus que les hommes, pour montrer que nous sommes déterminés à obtenir leurs droits de citoyen. Alors je suis content de penser que ce programme pour les mois d’été a été créé et que, s’il est exécuté avec succès prouvera à la satisfaction même des membres du gouvernement que les femmes veulent en effet le vote et veulent le faire. Et nous pourrions bien être prêts à n'épargnez aucun effort dans notre détermination à obtenir le vote. Depuis plus de cinquante ans, les femmes exigent que l’élément commun taire droit. Nous avons toujours eu besoin du vote, nous l'avons toujours voulu, mais jamais aussi autant que nous en avons besoin aujourd'hui. Nous avons aujourd'hui un nouveau type de politique, très différente de la politique à l'ancienne - parce que la politique d'aujourd'hui signifie, comme elle ne l'a jamais été signifiait auparavant, interférence avec nous tous dans nos vies quotidiennes. Vous avez des propositions sur Parlement, et au Parlement, pour la régulation de nos vies comme nous n’avons jamais eu avant. Sans doute avec les meilleures intentions - tout le monde a la bonne intention - mais nous les femmes ont besoin d’une nouvelle représentation afin de voir que ce nouveau type de législation est ne pas être pire tyrannie et une plus grande oppression que tout type de législation qui est allé avant. Elles disent que les femmes n’ont pas le sens de l’humour, mais si ce n’était pas si grave, être fait par les hommes créerait un sens de l'humour chez les femmes. Je suis désolé si certains des messieurs de l'audience peuvent sentir leurs susceptibilités blessées par ce que je je vais le dire maintenant, mais pour une femme, il est amusant de voir comment les hommes semblent pensent qu'ils sont aptes à traiter des questions qui existent depuis la race humaine ont été laissés aux femmes, et ce qu’elles comprennent. Comment les enfants, même, doivent être amenés dans le monde, les hommes au Parlement pensent pouvoir décider à présent! L’éducation et la garde des enfants, la prise en charge des malades, la prise en charge des personnes âgées, la fabrication de nos maisons et la tenue de nos maisons, les hommes vont faire lois de décider, sans même nous donner le droit élémentaire de décider qui le ce sont des hommes qui doivent prendre ces décisions capitales!

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